Lors de la plénière du jeudi 31 novembre au vendredi 1er novembre 2024, essentiellement consacrée à l’examen et adoption du projet de loi budgétaire exercice 2025 portée des mains d’œuvre par la première ministre Judith Suminwa Tukuka, plusieurs élus nationaux se sont succédés devant la tribune pour porter des amendements et autres observations au regard des contenus proposés par la cheffe du gouvernement.
C’est le cas du député national Hermès Itina Mayamba, élu dans la circonscription de la Tshangu à Kinshasa qui a porté la voix de sa base pour fustiger ce qu’il qualifie d’injustice subie par la population de ce coin de la capitale.
« Alors dans mon intervention devant la tribune, j’ai fustigé cette sorte d’injustice que subit généralement la circonscription de la Tshangu pourtant la plus grande circonscription du pays et la plus grande de la capitale en termes de concentration de la population. Mais lors de la répartition des investissements qui sont prévus pour l’année prochaine, Tshangu ne se retrouve pas. Il n’y a que quelques miettes qui sont réservées dans la réhabilitation de certaines routes. C’est ainsi que lors de ma prise de parole, j’ai porté ma voix pour Tshangu afin que cette injustice soit corrigée. » déclare-t-il.
Au sujet de ce qu’il considère comme des miettes réservées aux habitants de la partie est de la ville de Kinshasa, ce parlementaire évoque notamment la réhabilitation et la construction des écoles que l’État congolais compte réaliser au cours de l’année 2025.
Il estime cependant que le gouvernement congolais pouvait faire plus en faveur des habitants de cette contrée en raison de leur nombre important que toutes les autres circonscriptions du pays.
Dans son intervention, Hermès Itina qui est revenu par ailleurs sur l’épineuse problématique des embouteillages interminables dans la ville, a plaidé pour la construction des routes secondaires au bénéfice de ces concitoyens pour leur permettre de se rendre au centre ville avec moins de difficultés.
« En ce qui concerne d’abord le secteur éducatif, plusieurs écoles seront réhabilitées et construites. Par rapport aux embouteillages, vous savez que c’est impossible de circuler de Tshangu vers le centre-ville alors qu’il y a des espaces vastes qui peuvent servir des routes secondaires (…) «
Et de poursuivre :
« Nous avons plaidé pour la construction des routes secondaires. Nous avons parlé notamment de la route Kulumba le reliant par exemple avec la commune de Limete pour permettre aux gens de pouvoir déboucher sur la route poid-lourd. Il y a beaucoup d’autres routes qui peuvent vraiment aider mais malheureusement les choses ne sont pas prévues de cette façon-là. Il y a près de 5 millions d’habitants à Tshangu que la répartition de la richesse nationale doit tenir compte démographiquement de celà. Et ça, ce n’est que justice. Donc nous continuons à porter la voie pour Tshangu afin qu’il y ait des infrastructures hospitalières, une sorte d’attention particulière. » a conclu cet élu de la Tshangu au sortir de la dite plénière.
La création des routes secondaires pour diminuer les embouteillages dans la ville de Kinshasa en République Démocratique du Congo. C’est aussi l’une des sollicitations faites par le major Norbert Kabasele, le commandant de la police d’intervention district de la Tshangu au cours d’un entretien avec l’Agence Congolaise de Presse.
Romero Ngbengo