L’association des conducteurs du Congo a exprimé ce dimanche 24 novembre 2024 ses préoccupations sur la décision prise au cours de la récente réunion du conseil des ministres, celle qui instruit le gouverneur de la ville de procéder au contrôle technique des véhicules, assurances, plaque d’immatriculation et autres pour limiter la circulation des engins roulants dans la ville – province de Kinshasa.
À en croire son président de cette structure Henry Lisumbu interrogé par votre rédaction, cette mesure qui rentre dans le cadre de lutte contre les embouteillages dans la ville de Kinshasa risque d’empirer la situation déjà pénible pour la population. Henry Lisumbu qui salue en outre que ces mesures, pense tout de même qu’elles peuvent entraîner des effets collatéraux.
« Les autorités du pays prennent des décisions à la hâte après avoir laissé pourrir une situation. C’est une bonne décision mais elle aura des effets collatéraux. Il y a des gens qui ne vivent uniquement que leurs véhicules. » a déclaré le président de l’ACCO.
Selon lui, la plupart des véhicules circulant dans la capitale ne sont pas en ordre avec toutes ses normes.
« Mais d’une autre part, on parle pratiquement 60 ou 80% des véhicules qui sont en très mauvais état. Et donc si aujourd’hui on les fait disparaître, il y aura des effets collatéraux. » estime-t-il.
Ce représentant des chauffeurs congolais plaide plutôt pour la sensibilisation de ces derniers, des propriétaires des véhicules en commun et particuliers.
« Il faut que les autorités pensent d’abord à sensibiliser les chauffeurs, à sensibiliser les propriétaires de véhicules et éventuellement voir dans la mesure du possible comment on va y aller progressivement par ce c’est vrai il y a des véhicules qui ne sont pas passés au contrôle technique. » a plaidé Henry Lisumbu.
Le contrôle technique des véhicules a été régi en RDC par l’Arrêté ministériel 409/CAB/MIN/TC/002/98 du 7 janvier 1998. Il a pour but de s’assurer que les véhicules automobiles et les remorques en circulation en RDC remplissent toutes les conditions techniques et que ces derniers ne constituent un danger pour personne.
Cependant, son application à l’approche des festivités de fin d’année risque d’entacher sensiblement la mobilité des personnes et des biens.
Rédaction