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Cinéma en RDC : vers une structure de formation pour des cinéastes s’exerçant déjà dans le métier

L’institut national des arts (INA) va mettre en place dans les prochains jours une structure censée former les artistes qui s’exercent déjà dans le le cinéma en République Démocratique du Congo. Son secrétaire général académique Ferdinand Katomakiwsako l’a affirmé ce lundi 28 octobre à votre rédaction à l’occasion de la Journée mondiale du cinéma d’animation.

Selon l’académique de cet alma mater, c’est pour rendre professionnels les prestataires de l’art dramatique (théâtre )éparpillés à travers le pays.

 » Au Congo, les compétences sont là. Il y a beaucoup des cinéastes, certains à la RTNC, ou autres et d’autres qui ont obtenu des prix à l’étranger. Ce qui leur manque ce sont des moyens. (…) Nous à l’INA formons les jeunes qui se confirment déjà et nous voulons à la longue créer une structure où ceux qui sont déjà sur terrain peuvent venir se perfectionner et produire scènes qui peuvent être présentées ailleurs. » souligne ce membre du comité de gestion de l’INA.

Cette initiative vise essentiellement à améliorer les contenus des productions cinématographiques ou d’art dramatique.

« Ils pourront utiliser la sous-titraille qui va les permettre de jouer en lingala puis traduire pour une consommation étrangère. Mais il y a aussi la qualité, nous allons leur donner des techniques pour améliorer la qualité de leurs scènes parce que beaucoup aujourd’hui manquent des techniques appropriées pour jouer des scènes par improvisation. Ils n’ont pas des textes et ils ne font que des improvisations. » a dit le SG de l’INA.

Outre cet aspect lié aux contenus des cinéastes congolais, l’industrie cinématographique de la RDC, plus de 60 ans après l’indépendance, est restée handicapée et peine également s’affirmer sur le plan international à cause d’un manque de politique en la matière, du financement et des infrastructures dédiés à ce secteur.C’est ce qu’a fait savoir Wayway Ngombo, spécialistes et enseignant des matières à caractère cinématographique « Notre pays ne s’affirme pas sur le plan international par qu’il y a des préalables à respecter. Il s’agit premièrement du manque d’une politique en la matière: Cad une instruction censée servir de ligne de conduite du secteur. Secundo, nous n’avons pas des infrastructures cinématographiques: Par exemple, pour une province comme Kinshasa qui a 24 communes, à peine on retrouve 2 ou 3 salles de cinéma appartenant aux privés en lieu et place de 3 par commune. Et enfin, le financement pcq le cinéma est toute une industrie. Ce revient à dire qu’il y plusieurs métiers qui s’entremêlent. Et l’État ne finance pas les cinéastes congolais. Dans ces conditions, il n’est pas possible que le cinéma congolais puisse se faire reconnaître au niveau international. » explique Wayway Ngombo.

Signalons que les prémisses du cinéma Congolais après l’indépendance ont été tout de même marquées notamment par les prestations du groupe salongo qui ont marqué les esprits.Cette journée rappelle aussi que la radio télévision nationale congolaise, RTNC en sigle (chaîne publique) a dans ses prérogatives pour mission de créer et promouvoir les productions cinématiques et d’autres s’y rapportant.Depuis un moment, elle ne dispose plus des moyens pour accomplir cette mission.

Rédaction

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