Le ministre d’État, ministre de l’aménagement du Territoire Guy Loando Mboyo a interpellé l’opinion internationale sur les minerais de sang, soutirés principalement du sol congolais et a appelé à une traçabilité de ces matières premières par les bénéficiaires.
Il l’a dit dans son intervention lors du dialogue ministériel sur la bourse des marchandises : Éco -actif pour un commerce durable » ténu ce mercredi 13 novembre 2024 en marge de la conférence des parties sur le climat qui se tient à Bakou, capitale azerbaïdjanaise.
Dans ses mots, Guy Loando a laissé entendre que la plupart des minerais dits stratégiques proviennent des zones d’instabilité sur le plan sécuritaire avec la guerre imposée par le Rwanda dans la partie orientale de la RDC.
Il qualifie également d’irresponsables les bénéficiaires des minerais issus des activités des enfants, des femmes enceintes ou violées en RDC. À l’en croire, cet état des choses ne garantit pas le développement durable voulu par les nations et qu’il serait raisonnable de tracer la provenance de ces matières.
« Il faut que tous les minerais qui sont aujourd’hui utilisés dans la fabrication des bactéries électriques, dans la fabrication des voitures électriques, que les personnes qui jouissent de ces matières premières puissent dire la provenance réelle de ces éco-actifs.«
Et de poursuivre :
« Ce n’est pas responsable d’utiliser des minerais qui proviennent des activités des enfants, des femmes enceintes, des femmes qui sont violées comme ça se fait à l’est de notre pays et qu’il y ait des industries qui utilisent ce type des minerais, c’est irresponsable sur le plan de la durabilité, sur le plan de ce monde que nous voulons qu’il y ait de paix. » déclare ce membre du gouvernement.
Bien avant dans son speech, le patron de l’aménagement du Territoire a évoqué le fait que cette même situation sécuritaire dans la partie est de la RDC empêche que le pays puisse établir une traçabilité des endroits où proviennent ces ressources. Une situation que le gouvernement congolais compte mettre terme.
« Maintenant il y a une donne très importante, ce que la RDC comme vous le saviez est accusée non seulement avec la situation de la guerre dans l’est où il n’y a pas une traçabilité sur la provenance de tous ce qui a comme ressources dans le pays. Ça, le gouvernement est en train de mettre un mécanisme pour rendre traçable la provenance de toutes les ressources dans notre pays. » dit-il.
Pour se procurer ces minerais stratégiques, certaines multinationales recourent même à ce qu’on désigne comme des minerais de sang qui sont ces minerais exploités, illégalement et qui proviendrait des mines congolaises où les droits humains sont violés par les rebelles.
L’expression « minerais de sang » désigne généralement quatre minerais et métaux dont la production est souvent contrôlée par des groupes armés, en RDC (essentiellement dans la région du Kivu) et dans la région des Grands Lacs mais aussi au Zimbabwe.
Romero Ngbengo