Dans une récente déclaration, la société civile de la province du Kwilu est montée au créneau pour exprimer son inquiétude face aux récents événements qui se déroulent à la chambre basse du parlement, où une motion de défiance a été déposée contre le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisarro.
Elle dénonce à cet effet, ce qu’elle considère de « manipulation politique » visant à fragiliser ce membre du gouvernement, engagé pour la matérialisation de la vision du chef de l’État, principalement dans le secteur des infrastructures et travaux publics.
« Nous tenons à exprimer, sans détour, notre indignation face à cette scène honteuse qui a opposé le groupe de députés signataires de la motion au président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Ce dernier, par des gestes clairs, a marqué son opposition à cette cabale manifeste, visant à nuire sans raison à l’intégrité du ministre Gisarro » note la déclaration.
Selon cette déclaration, la société civile qui dit suivre avec une vigilance accrue » est revenue notamment sur la question orale avec débat qui était adressée à l’actuel ministre des infrastructures et travaux publics dont les réponses avaient été jugées viables.
« Le ministre Gisaro, qui avait récemment répondu à une série de questions des députés nationaux Elie Kambale, Trésor Mutiki Trésor et Rubens Mikindo, serait désormais la cible de cette motion, malgré des réponses jugées « justes, vérifiables et pertinentes. » dit la déclaration.
Ce retournement de situation, selon la société civile du Kwilu, serait le résultat d’un complot politique orchestré par des forces occultes, qui ne reprocheraient pas au ministre la qualité de son travail, mais plutôt son engagement sans faille en faveur de la politique du président Félix Tshisekedi.
Les critiques se portent également sur les motivations de cette initiative, émanant d’un député de la même famille politique que le ministre, ce qui, selon la société civile, soulève des interrogations quant à la sincérité de la démarche.
La société civile du Kwilu pense également que l’engagement public du ministre Gisaro sur les dossiers de l’agression rwandaise avec notamment sa dénonciation publique de l’utilisation par le Rwanda de l’identité Tutsi pour justifier le conflit en République Démocratique du Congo pourrait justifier cette possibilité de le déchoir.
Par ailleurs , dans son intervention lors d’une plénière Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a laissé entendre qu’il prenait ses distances avec la motion, précisant qu’il ne souhaitait pas que son nom soit associé à cette « démarche jugée manipulée ».
Par la même occasion, il avait annoncé la tenue ce lundi 24 novembre 2024 d’une plénière censée traiter la motion contre le ministre Gisaro.
Rédaction