Une affaire de contrat pour de construction des forages se retrouve dans un dossier en justice ce lundi 4 novembre 2024. Il s’agit du procès sur des présumés détournements des fonds alloués à la construction de stations mobiles de traitement d’eau dans 1000 localités et l’installation de 1 000 forages à travers la Republique Democratique du Congo.
Cet argent devrait en même temps servir à la mise en place des lampadaires pour de l’éclairage public.La cour de cassation, juridiction qui s’occupe de l’affaire devra faire comparaître trois principaux suspects à savoir l’ancien ministre du Développement rural François Rubota et Mike Kasenga, dirigeant du consortium Stever Construct – Sotrad Water ainsi que Guy Mikulu. En avril 2021, le gouvernement congolais, représenté par le ministère du Développement rural, et le consortium STEVERS Construct-Sotrad Water, ont conclu un accord pour réaliser ce projet, évalué à près de 400 millions de dollars américains, soit 398 982 383 USD.Deux ans plus tard, un rapport conjoint de l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et de la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO), publié le 12 avril 2024, évoquait un possible détournement de fonds, dénonçant la surfacturation du marché public. Ces deux organisations de la société civile ont recommandé la mise en place d’un comité de suivi pour ce projet.Dans un document daté du 11 avril dernier, le ministre des Finances avait annoncé avoir obtenu une révision à la baisse du prix unitaire d’un forage, jugé trop élevé.Dans un réquisitoire publié le 18 avril, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, avait mandaté le directeur général du Bureau technique de contrôle (BTC) pour se rendre au siège de STEVERS afin de recueillir des informations sur l’exécution du projet.Le samedi 20 avril, le consortium STEVERS Construct-Sotrad Water a annoncé qu’il livrerait 239 stations de forage en juillet prochain, tout en qualifiant les accusations de surfacturation d’« infondées ».Des nouvelles révélations ont été faites parlant cette fois de l’implication de Nicolas Kazadi, ministres des Finances.Contrairement aux autres trois personnes accusées de détournement présumé de deniers publics interdits de tout déplacement à l’extérieur du pays, le ministre Nicolas Kazadi actuellement en dehors du territoire national s’est fait soustraire aux poursuites.
Ce procès semble intéresser de près la population congolaise de manière générale car censée être bénéficiaire de ces lampadaires pour de l’éclairage public et ces forages pour un accès à l’eau potable.
Romero Ngbengo